Catégorie : Sur la route

Travailler de concert

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Je suis actuellement à la 50e assemblée annuelle des centres collaborateurs de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le CCHST est l’un de ces centres collaborateurs, parmi les 60 pays membres représentés ici.

Steve Horvath, à l’extrême droite, préside la réunion.

J’ai présidé l’assemblée en commençant par un résumé des initiatives et des discussions de la dernière année.

Une reconnaissance fondamentale s’est opérée quant à l’effet de l’évolution des technologies et du milieu sur la structure et la stratégie du réseau de collaboration au sein de l’OIT. J’ai présenté à l’OIT les commentaires des centres collaborateurs reçus à ce jour en ce qui concerne la nouvelle orientation de la stratégie de l’OIT en matière de systèmes, de programmes et de produits de santé et de sécurité au travail.

Je souscris au cadre de travail d’un réseau de centres collaborateurs – mais celui-ci doit pouvoir s’adapter et réagir aux réalités actuelles. Nous devons réorienter nos priorités régulièrement et nous demander si nous sommes efficaces à titre d’organisation dans nos initiatives et si nous sommes en mesure de montrer les progrès réalisés. Dans ce contexte, le CCHST s’engage à travailler au sein du réseau vers une approche axée sur les besoins, et à soutenir la mobilisation de l’expertise et des produits disponibles.

Dès le début de la deuxième journée de réunions du réseau de l’OIT, j’ai été élu président du groupe sur les outils de partage de l’information et des connaissances.

Les discussions sont toujours très animées en ce qui concerne les occasions d’échanger sur des solutions et des ressources établies. Ce dialogue met en lumière les différences marquées entre les pays développés et les pays en développement, mais, de mon point de vue, le principal enjeu tient au fait de la grande similitude des difficultés d’un pays à l’autre. Tout le monde connaît des problèmes liés à la diminution des ressources, à l’accroissement des besoins, à l’accès aux petites et aux moyennes entreprises (PME) et à la formation des travailleurs migrants vulnérables – pour n’en nommer que quelques-uns.

En raison du nouvel environnement de collaboration et d’échange d’expertise, il devient impératif de s’assurer d’atteindre nos objectifs communs. Les réseaux doivent être axés sur un programme de relations réciproques, dans le cadre duquel les ressources sont partagées librement, pour le bien de tous.

Je suis très heureux à l’idée de travailler en collaboration avec ces réseaux en vue de relever les défis qui se pointent à l’horizon.

Pour en savoir davantage sur l’apprentissage

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Vingt-six pays étaient représentés lors de la réunion qui s’est tenue la semaine dernière, au centre de formation de l’OIT de Turin, sur le thème de la SST et de l’éducation (Mainstreaming OSH into Schools: Towards a Culture of Prevention). C’est en passant en revue l’événement qu’il m’est apparu évident que les ressources et l’expertise du Canada étaient très recherchées par d’autres régions du monde. Dans certains cas, il s’agit de pays en développement qui souhaitaient obtenir de l’aide pour le lancement d’initiatives destinées à répondre aux besoins en matière d’enseignement de la SST aux étudiants avant leur intégration sur le marché du travail. Un certain nombre d’entre eux présentent également des problèmes en lien avec le travail des enfants, une économie parallèle active, et le nombre croissant de jeunes en situations de travail précaires, ce qui rend la formation et l’application difficiles.

Outre son appui, le CCHST a également des ressources à offrir. Nos programmes, nos sites Web et nos bases de données sont facilement accessibles. Cependant, en écoutant bien, j’ai pu constater l’existence d’un réel besoin de leadership et d’encadrement, exprimé par des institutions et des pays qui profitent d’une réglementation, de normes, de procédures et de ressources documentaires bien établies. Le CCHST a beaucoup à offrir quant à la promotion de l’intégration de la SST aux programmes d’éducation.

J’ai discuté des possibilités de collaboration avec des éducateurs qui en étaient aux premiers stades de l’élaboration de programmes. Il a également été question de la nécessité de comprendre leurs processus pour arriver à une intégration harmonieuse à l’intérieur des plans de leçon des enseignants, plutôt que de choisir un programme distinct qui exigerait de consacrer du temps à l’extérieur de leurs objectifs mesurés en matière d’éducation.

Nous avons, ici au Canada, des exemples de réussite. Parmi ces exemples figure l’un de ceux présentés par Sue Boychuk : le programme du ministère du Travail de l’Ontario Travailleur avisé, travailleur en santé! Dans le cadre de ce programme, les résultats obtenus sur une période de 10 ans auprès des jeunes en matière de baisse du taux de blessures sont spectaculaires (une baisse de 67 %).

J’ai également offert mon appui au concept de programme de mentorat entre les pays développés et les pays en développement. Nos ressources et notre matériel d’apprentissage peuvent être utiles et tracer la voie à suivre, de façon beaucoup plus directe.

Établir les normes

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Salutations directement de Québec.

En plus d’assister aux séances qui portaient sur l’établissement des normes nationales lors du Congrès annuel et de la réunion du comité de la CSA, j’ai eu l’occasion dimanche soir de partager un repas avec les deux coprésidents du comité technique sur la santé en milieu de travail, le comité qui établit les normes nationales relatives à la santé mentale dont nous avons tous discuté.

Il était très stimulant d’entendre le discours de Mary Anne Baynton et de Roger Bertrand ainsi que de connaître leurs idées concernant le processus et les buts associés aux nouvelles normes en matière de santé psychologique. Nous partageons une vision commune, et il en est ressorti un réel engagement envers la résolution des problèmes liés à ce domaine complexe. Le CCHST peut certainement jouer un rôle actif dans la promotion des normes et de l’outil d’évaluation en ligne « Protégeons la santé mentale au travail » pour venir en aide aux organisations dans la mise en œuvre d’un programme visant le maintien d’un milieu de travail sain.

Lundi, j’ai également eu la possibilité de m’entretenir avec Bonnie Rose, présidente de la CSA, pour discuter des intérêts mutuels et des domaines de collaboration du CCHST et de la CSA. Nos objectifs respectifs se complètent, et en travaillant ensemble, nous pourrons créer des synergies entre nous.

Réflexions partagées par la CIST

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Steve Horvath et P.K. Abeytunga

Hola amigos et amigas du 30e Congrès de la Commission Internationale de la Santé au Travail qui a eu lieu au Mexique.

Le programme que nous avons tenté de respecter ces derniers jours était pour le moins ambitieux! Les enjeux psychosociaux ont occupé une place particulièrement importante parmi les discussions des représentants de tous les coins du monde. Les maladies non transmissibles et l’intégration de la prestation des soins de santé aux enjeux liés à la santé professionnelle ont également été au cœur de nos entretiens.

On m’a demandé de présenter les discussions et les conclusions d’une table ronde portant sur le transfert des connaissances et la transmission plus efficace des renseignements sur la santé professionnelle. J’ai été fasciné par les échanges que nous avons eus parce que, dans mon esprit, ces derniers ont permis de cerner le problème et de concrétiser les enjeux – bien que je ne crois pas que tous les participants aient partagé mon point de vue.

J’ai précisé dans mon exposé que nous discutions des avantages et des contraintes du réseau Internet comme véhicule de transmission de l’information, mais que notre mode de fonctionnement ressemblait beaucoup à celui du Web. Le libre échange des idées circulant non seulement dans les deux sens, mais dans à peu près toutes les directions, crée en quelque sorte un réseau de dialogue très ouvert.

Les travailleurs se tournent aujourd’hui vers le Web pour trouver l’information dont ils ont besoin et c’est à tous les professionnels de la santé et de la sécurité au travail qu’il incombe de s’adresser directement aux travailleurs et de discuter avec eux de leurs besoins. Pour la première fois, le Web et les outils associés aux médias sociaux ont permis aux travailleurs d’expliquer eux-mêmes quels sont leurs besoins. Les travailleurs recherchent tout d’abord de l’information crédible, compréhensible, pertinente et impartiale. Je crois que les organisations qui puiseront le plus dans ces ressources seront celles qui réussiront le mieux à susciter des changements et à créer des milieux de travail sains.

Certains considèrent encore que le rôle des professionnels consiste à évaluer des données et à les colliger dans un format permettant de les faire circuler au sein d’un réseau réunissant d’autres professionnels. Leurs tâches porteraient principalement sur l’acquisition de compétences dans les communautés. Au niveau local, il s’agit d’un outil éducatif efficace, mais ce n’est pas ce sur quoi le CCHST se concentrera. Nous devons exploiter toute la puissance du Web pour améliorer la vie de tous les travailleurs, où qu’ils soient.

Une soirée culturelle

Hier soir, nos hôtes mexicains avaient organisé pour nous une soirée culturelle qui a débuté par l’exposé d’un historien local nous présentant l’histoire de la civilisation maya. Cet exposé a été suivi par un spectacle de musique et de danse folklorique maya. Tout le monde a passé une excellent soirée.

Accélération du processus au sein de la CIST

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Au début de l’après-midi, le dimanche, avant le début du Congrès de la CIST, j’ai participé à une réunion avec le président et fondateur de la International SOS Foundation, Arnaud Vaissié, et quelques-uns de ses cadres dirigeants. Nous avons discuté de la question du « devoir de diligence et de prudence » de l’employeur et de l’établissement de lignes directrices globales à ce sujet. Nous nous sommes penchés sur des aspects propices à la collaboration et sur diverses façons de faire progresser cette question.

Une discussion entre experts a été organisée le lundi soir pour étudier les enjeux sous différentes perspectives et soupeser d’éventuelles solutions. Le CCHST était bien représenté à ce comité par M. P. K. Abeytunga. Les autres membres réunissaient (de gauche à droite sur la photo) les dirigeants de l’AISS, de l’IOHA, du NIOSH, le président sortant du Finnish Institute, ainsi que les chefs du CCHST, de la CIST et de la International SOS Foundation.

Travailler de concert

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Même avant le lancement des rencontres des Centres collaborateurs de l’OMS, une myriade d’activités avaient une incidence cruciale sur l’initiative principale du CCHST visant les travailleurs les plus vulnérables. Une intervention précoce, un dialogue ouvert et positif avec l’OMS ainsi que le soutien de nos amis du NIOSH, notamment Marilynn Fingerhut et John Howard, ont joué un rôle prépondérant dans l’adoption d’une résolution prévoyant le retour à l’ordre du jour de notre programme à l’intention des travailleurs vulnérables qui, j’en suis persuadé, connaîtra un vif succès et aura une incidence considérable, tant au pays qu’à l’échelle mondiale, sur la santé des jeunes travailleurs, des travailleurs immigrants et des travailleurs vieillissants de même que sur celle des femmes et de ceux qui travaillent au sein de l’économie occulte.

L’OMS a traversé une période exigeante en raison des réalités économiques auxquelles ont été confrontés les pays membres. Par conséquent, l’OMS s’est restructurée et s’est recentrée sur ses priorités clés afin de garantir que ses programmes soient parachevés en deçà des échéances convenues. Nous sommes heureux que notre projet de portail Web multilingue destiné aux « travailleurs vulnérables » et que le programme du NIOSH sur les industries vertes et les nanotechnologies aient été devancés, tout comme les initiatives se rapportant au réseau du savoir mises sur pied en conformité avec les priorités globales de l’OMS.

Depuis le début des rencontres du réseau de Centres collaborateurs, de vifs débats et un consensus fructueux ont favorisé une plus grande compréhension mutuelle et une promotion efficace des milieux de travail sains pour tous les travailleurs.

Les défis à venir

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Je viens de quitter le congrès et je réfléchis aux événements des derniers jours. Je suis persuadé que toutes les personnes associées au CCHST seraient fières de la stature de notre organisation au sein du forum international. Le nom et la réputation du Centre sont reconnus mondialement pour ses travaux crédibles, basés sur des données probantes. Cela est en grande partie attribuable à l’engagement à long terme de personnes comme Abey.

Je reviens enrichi de nouvelles connaissances et équipé d’un réseau de collaboration plus vaste.

Je remarque une détermination renouvelée devant la dichotomie croissante au sein du domaine de la santé et de la sécurité au travail : depuis l’adaptation aux risques psychosociaux émergents, et l’application de mesures très avancées de maîtrise de l’exposition aux nanoparticules – décrites par un chercheur comme « le nouvel amiante » – jusqu’aux besoins les plus fondamentaux en matière de sensibilisation de la population grandissante des travailleurs migrants ou de PME des pays en développement. Des défis importants sont à prévoir pour le CCHST.

Une vision tournée vers l’avenir

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Le premier ministre de la Turquie a pris la parole devant les participants du congrès pour expliquer comment la Turquie s’était dotée d’une importante réglementation en matière de santé et de sécurité au travail au cours de l’année. Il a parlé de l’importante croissance de l’économie et de l’emploi que connaît le pays, et il a rappelé qu’il ne peut y avoir de croissance sans justice sociale, la santé et la sécurité faisant partie des fondements sur lesquels repose ce principe. Il s’agit d’une vision résolument tournée vers l’avenir.

Une foule de discussions ont porté sur la stratégie globale à adopter en matière de santé et de sécurité, compte tenu de la conjoncture économique actuelle.

Le XIX Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail

À l’extérieur du Halic Congress Centre d’Istanbul, en Turquie.

Il importe de rapprocher les pays développés et les pays en voie de développement – qui serait mieux placé pour en parler que cette ville bordant les continents de l’Europe et de l’Asie? Nous nous sommes penchés sur les phénomènes de la précarisation du travail et des emplois « occasionnels » (les travailleurs pauvres) attribuables à la nouvelle économie mondiale, et de leurs effets sur la santé. Le CCHST doit proposer une approche holistique et intégrée préparant la voie à des changements culturels et à la pérennité de la main d’œuvre par le biais de la santé et de la sécurité au travail.

Les activités émergentes de cette économie globale créeront de nouveaux défis en matière de santé et de sécurité, en outre en ce qui concerne les changements climatiques, les emplois verts, les nanotechnologies et les biotechnologies. Autre phénomène observé, une augmentation des travailleurs migrants est enregistrée dans les emplois 3D, soit 3 D pour dégradants, dangereux et difficiles.

Le XIX Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail

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Brève pause durant le XIX Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail à Istanbul, en Turquie.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour m’imprégner de la culture, mais le panorama et les bruits de la ville sont spectaculaires, l’accueil est chaleureux et les gens sont très gentils.

Les réunions ont débuté le dimanche qui précédait l’ouverture de la conférence; je rencontrais alors des membres du réseau global des Centres CIS, auquel participe activement le CCHST. Les entretiens ont porté sur les pratiques exemplaires et les mesures qui se sont montrées efficaces dans diverses parties du monde, ainsi que sur le moyen de rendre le réseau CIS plus productif en diffusant l’information aux travailleurs du monde entier.

Des rencontres spéciales avec l’OIT, l’OMS et d’autres organisations en vue de préparer une collaboration et des ententes relatives à de nouveaux programmes et services pouvant nous être mutuellement profitables ont occupé une bonne part de mon temps.

Le désir de progresser et de changer est bien réel, mais toutes les organisations sont aux prises avec les défis que posent les restructurations en cours et les contraintes budgétaires qui les accompagnent.

Pacific Coast University

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Je quitte tout juste la cérémonie d’ouverture de la Pacific Coast University for Workplace Health Sciences située à Port Alberni, en C.-B.Pacific Coast University

L’activité a débuté par une des traditions les plus attachantes de la Région du Pacifique et du Nord-Ouest – la cérémonie de dévoilement d’un totem et sa bénédiction par les Aînés d’un groupe autochtone local. Cette région a adopté la culture locale et l’histoire des membres des Premières nations.

Cette université est le reflet de notre engagement envers les jeunes et leur avenir, mais il importe tout d’abord de se remémorer le passé et de lui rendre hommage.

En raison du mandat de promouvoir la sécurité et de protéger la santé que s’est donné l’université, les artistes autochtones ont créé un totem représentant un sorcier guérisseur au cours d’une cérémonie de guérison.