Cette année a marqué un tournant au Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST). Nous avons cultivé des relations auprès de diverses industries, organisations de SST et institutions dans l’ensemble du pays. Nous nous sommes appuyés sur celles-ci pour en retirer des collaborations mutuellement avantageuses qui ont permis à leur tour d’offrir plus de services, d’accéder à de nouveaux marchés et d’accroître notre visibilité partout au Canada.
C’est avec beaucoup de fierté que je fais un retour sur nos réussites dans tous nos services internes. Nous avons connu un forum national très réussi qui a su mettre en lumière notre capacité de réunir des représentants d’une diversité de groupes pour discuter de solutions qui touchent tous les Canadiens. Des collaborations auprès de groupes comme CARMHA, la Commission de la santé mentale du Canada, Carex Canada, NIDMAR, VuBiz, l’Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH), l’OIT et le High Point Wellness Centre ont mené à la création de nouveaux programmes et produits qui ont fait connaître le CCHST auprès de nouveaux intervenants et augmenté la visibilité de la prévention des blessures et des maladies professionnelles dans toutes les sphères de compétence. Nous avons également endossé un rôle de chef de file dans la communication des lois et des règlements fédéraux liés au SGH, des normes liées à la santé mentale et des initiatives se rapportant aux travailleurs vulnérables, ainsi que dans l’accessibilité des programmes de SST pour les petites et moyennes entreprises et les régions éloignées.
Toutefois, notre équipe de direction et notre personnel demeurent ma plus grande source de fierté, de par leur dévouement et leur capacité à s’adapter aux changements internes en cours, de même qu’à un environnement externe en constante mouvance. Notre capacité d’adaptation et notre processus décisionnel souple définissent notre organisation et viennent appuyer toutes nos réussites.
Je vous souhaite à tous un heureux temps des Fêtes et une bonne et heureuse année.
Nous sommes heureux d’avoir pu accueillir Israel Shreibman, directeur de l’Israel Institute for Occupational Safety and Hygiene (IIOSH), la semaine dernière. M. Shriebman visitait le CCHST dans le but d’examiner notre fonctionnement pour mieux comprendre les difficultés auxquelles notre organisation doit faire face et les moyens utilisés pour les surmonter. Au même moment, ce fut l’occasion pour moi de connaître quelques-unes des solutions uniques adoptées par l’IIOSH pour ses travailleurs. Parmi les sujets d’intérêt particulier vers lesquels nos discussions se sont orientées figurent nos programmes à l’intention des travailleurs agricoles et des travailleurs immigrants, et la portée de la formation dans les petites entreprises.
Aussi unique que puisse sembler le Moyen-Orient à nos yeux, les défis du domaine de la santé et de la sécurité au travail y sont remarquablement semblables aux nôtres. Il est donc particulièrement avantageux pour le CCHST de connaître une autre perspective quant à nos problèmes communs et d’apprendre de nouveaux moyens pour y remédier. En outre, chaque organisation possède ses propres champs d’expertise, et une entente a été conclue pour appuyer les initiatives de chacun et chercher les occasions de collaborer sur des projets futurs pour éviter les répétitions.
J’ai récemment eu l’occasion de discuter avec le professeur Obi Ejim, recteur de l’Université Renaissance au Nigéria, au sujet de l’établissement d’un programme universitaire de premier cycle et d’une faculté de la santé et de la sécurité au travail. Au Nigéria, et en Afrique subsaharienne en général, les besoins sont criants. C’est pourquoi le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) est fier d’appuyer de telles initiatives qui auront une incidence positive dans cette région du monde. Au cours de notre rencontre, nous avons établi un protocole d’entente visant la collaboration avec l’université en vue d’appuyer la création d’une faculté vouée à l’amélioration de l’environnement de travail dans la région.
Pour aider les étudiants à tirer profit du vaste réseau d’information et de ressources du CCHST, nous avons créé pour eux un Programme d’adhésion, qu’ils soient inscrits à plein temps ou à temps partiel. Le CCHST offre également des bourses d’études nationales, à des étudiants candidats canadiens inscrits à un cours menant à l’obtention d’un certificat, d’un diplôme ou d’un grade en santé et en sécurité au travail. Les bourses Dick Martin ont été instaurées en 2002 et la date limite de soumission des candidatures est le 31 janvier. Écoutez un balado mettant en vedette deux anciens récipiendaires de la bourse d’études.
Le CCHST s’est engagé à appuyer la prochaine génération de leaders dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail.
Notre réunion avec le Conseil des gouverneurs du CCHST qui a eu lieu la semaine dernière dans nos bureaux, à Hamilton, a été très productive et instructive. Il s’agissait de notre première réunion avec notre nouveau président, Kin Choi. Nous avons également accueilli trois nouveaux membres du Conseil : Shelly Dauphinee du Nouveau‑Brunswick, Bill Reid de l’Île‑du‑Prince‑Édouard et Shelley Rowan de la Nouvelle‑Écosse. C’est avec regret que nous avons salué le départ de trois de nos membres dévoués de longue date : Jean Dalton de Arcelor Mittal; Stuart MacLean de la Nouvelle‑Écosse et Nancy Hutchinson de l’OFL, qui ont effectué deux mandats chacun au sein de notre Conseil. Leurs contributions au succès de notre organisation sont grandement appréciées et ils nous manqueront beaucoup.
Cette réunion est l’occasion pour le CCHST de « se mettre en valeur », de présenter les réalisations de notre organisation et d’examiner les défis qui nous attendent. C’est l’occasion de s’ouvrir vers l’extérieur, de parler de notre avenir et de partager nos visions dans le cadre d’un forum de discussion portant sur des perspectives différentes, mais des buts communs.
Il s’agit là également d’écouter, de comprendre les changements entrepris par les provinces, l’industrie et les travailleurs, et la façon dont ceux-ci façonneront notre environnement. Je crois que le rôle du CCHST est de transformer les défis que ces derniers doivent relever en possibilités qui s’offrent à nous.
Au cours d’un tour de table, nous avons relevé également un certain nombre d’initiatives dans les provinces et avons échangé sur les pratiques exemplaires, dont tous tireront parti.
Le CCHST est privilégié de pouvoir puiser dans un tel réservoir de connaissances. J’ai la conviction que notre organisation est vouée à un avenir prometteur.
Au retour d’une marche à l’extérieur sur l’heure du midi, j’ai réalisé que nous sommes nombreux à ne pas ajuster notre routine quotidienne en fonction des températures extrêmement chaudes et humides auxquelles nous pouvons être confrontés pendant l’été. Le stress thermique peut avoir des conséquences importantes sur notre santé, particulièrement lorsqu’on tient compte de facteurs comme les problèmes de santé sous‑jacents, l’obésité, l’âge et la condition physique.
Déterminés à conserver notre routine et nos horaires, nous prenons peu souvent le temps de nous arrêter pour penser aux effets des environnements extrêmes sur notre corps. En été, lorsqu’il fait chaud, nous ne devons pas oublier de nous hydrater et de prendre régulièrement des pauses à l’abri de la chaleur au cours de la journée. Habituellement, lorsqu’on attend d’avoir soif ou qu’il soit temps de prendre notre prochaine pause, il est déjà trop tard! La chaleur oblige notre corps à accroître son activité physiologique pour conserver une température normale. C’est pourquoi il est important de bien s’hydrater, ce qui évite à notre corps d’avoir à compenser de grandes variations de ses réserves liquidiennes. C’est un peu comme si, lors d’un marathon, un coureur buvait de l’eau à intervalles réguliers tandis qu’un autre n’en buvait la même quantité totale qu’à la fin de la course…
Des pauses périodiques et une grande consommation de liquides sont nécessaires pour éviter le stress thermique, et ce, particulièrement pour ceux qui travaillent à l’extérieur. De plus, il est primordial que nous apprenions tous à reconnaître les premiers signes du stress thermique afin de pouvoir venir en aide à nos collègues et éviter des situations potentiellement dangereuses.
Je vous encourage à consulter les ressources suivantes du CCHST, qui traitent des effets de la chaleur excessive sur la santé.
M. Abeytunga (8e à partir de la gauche) lors de la cérémonie de remise des prix de l’APEX, qui se tenait au Centre national des arts d’Ottawa, le 28 mai.
Lundi soir, j’ai eu le plaisir de représenter le CCHST à l’occasion du gala de remise de prix de l’Association professionnelle des cadres supérieurs de la fonction publique du Canada (APEX). Le prix de l’APEX est le plus grand honneur accordé à un cadre de la fonction publique fédérale en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au Canada. C’est avec beaucoup de fierté que j’ai assisté à la cérémonie durant laquelle l’APEX soulignait le travail de notre M. Abeytunga en lui remettant le Prix d’excellence de l’APEX pour contribution pendant une carrière. Il était particulièrement réjouissant d’y assister puisqu’il n’était pas question de reconnaître une réussite ponctuelle, mais bien de souligner ses 32 années de carrière, au cours desquelles il a contribué, tant à l’échelle nationale qu’internationale, à l’avancement de la santé et de la sécurité ainsi qu’à la croissance du CCHST à titre de centre d’excellence mondial pour la prévention des blessures et des maladies professionnelles. Félicitations, M. Abeytunga! À mon avis, personne d’autre ne méritait autant ce prix.
Je suis très heureux de prendre part au lancement national de la SNASST de 2012, au Centennial College, le lundi 7 mai, aux côtés de nos partenaires du domaine de la santé et de la sécurité. Voilà qui marque 16 années révolues pendant lesquelles les employeurs, les travailleurs et les gouvernements de l’ensemble de l’Amérique du Nord ont pris le temps de mettre en lumière l’importance de la prévention des blessures et des maladies au travail.
Le thème de la SNASST cette année sera « L’efficacité avant tout! ». Celui-ci nous rappelle que pour nous tous, il n’est pas suffisant de prévoir : il nous faut aussi agir. Il nous faut travailler de façon continue à accroître la sensibilisation à l’égard de ces enjeux dans notre quotidien, au travail, à la maison et dans nos communautés, et ce sont des forums de discussion comme celui-ci qui nous permettent d’y arriver.
Nos réussites dans l’atteinte des objectifs de la SNASST auront pour effet d’éliminer les décès, les blessures et les maladies dans les milieux de travail.
Le dimanche 29 avril dernier, j’ai assisté à la cérémonie du « Jour de deuil ». Ce fut une cérémonie solennelle, ponctuée de discours touchants portant sur la perte et la commémoration. Pour moi, cette cérémonie était particulièrement émouvante, puisqu’il s’agit cette année du 20e anniversaire de la tragédie survenue à la mine Westray, en Nouvelle Écosse, le 9 mai 1992. Cette catastrophe, l’une des plus grandes au Canada, est venue reprendre la vie de 26 personnes. Cela m’a rappelé que, outre la commémoration des victimes de ces tragédies, cette journée est également l’occasion de rendre hommage aux membres de la famille qui leur ont survécu et vivent toujours avec la douleur rattachée à cet événement tragique et de réitérer notre engagement envers l’élimination des décès, des blessures et des maladies au travail.
Les 26 mineurs tués à la mine Westray étaient membres des Métallurgistes Unis d’Amérique (MUA), et Nancy Hutchinson, également membre du Conseil des gouverneurs du CCHST, s’est adressée aux personnes présentes, au nom des MUA, dans un appel à l’action pour faire en sorte que ce type de catastrophe ne se produise plus jamais.
Les lésions attribuables au travail répétitif (LATR) présentent un grave problème de santé au travail dans le monde et sont une importante cause de souffrance humaine. Elles entraînent aussi des pertes de productivité et constituent un lourd fardeau économique pour la société. Non seulement influent-elles sur la santé physique, mais elles peuvent également moduler le sentiment de mieux-être et la capacité d’apprécier la vie dans son ensemble. Pour contribuer à réduire les risques de blessures professionnelles, nous devons travailler de façon continue à accroître la sensibilisation à l’égard de ces enjeux, reconnaître les signes précurseurs des LATR et proposer des solutions concrètes.
Le caractère émergent des emplois de plus en plus axés sur l’industrie du savoir ainsi que l’évolution des données démographiques exigent une conscientisation accrue des entreprises relativement aux nouveaux défis associés aux LATR. Une identification et une intervention précoces sont directement tributaires d’une plus grande sensibilisation au sein d’une organisation d’une part et constituent, d’autre part, les fondements d’un programme de prévention efficace.
Chaque année, le dernier jour du mois de février est désigné Journée internationale de sensibilisation aux LATR et il estconsacré à l’éducation relative aux lésions attribuables au travail répétitif (LATR) et à leur prévention. Nous célébrons donc aujourd’hui la treizième Journée de sensibilisation annuelle aux LATR.
Les LATR, mieux connues sous le nom de troubles musculo-squelettiques liés au travail (TMSLT), constituent une des expressions génériques utilisées pour décrire une variété d’affections douloureuses touchant les tendons, les muscles, les nerfs et les articulations au niveau du cou, du dos, de la poitrine, des épaules, des bras et des mains. Ces troubles peuvent être causés par des tâches fréquemment exécutées ou répétitives, ou encore par des activités exigeant l’adoption de postures contraignantes pour le corps.
Un des principes fondamentaux de la santé et de la sécurité au travail précise que la meilleure façon d’éliminer les risques consiste à intervenir à la source même du risque. Chacune de ces mesures de prévention et de maîtrise des risques nécessite, pour être véritablement efficace, des efforts et un engagement de la part de la direction, des travailleurs et de leurs représentants. Le CCHST offre une vaste gamme de ressources, y compris des fiches d’information, des balados, des webinaires et des cours en ligne, en vue d’appuyer ces activités.
Dans le passé, les programmes et les politiques de santé et de sécurité au travail se penchaient sur des facteurs influant sur le mieux-être physique et le confort des travailleurs, sans tenir compte des aspects mental et psychosocial. Aujourd’hui, un ensemble croissant de recherches, ainsi que les données relatives à l’indemnisation, les changements d’ordre démographique et l’écart qui se creuse entre les industries traditionnelles et les industries du savoir plus récentes, indiquent qu’il faut porter la même attention et accorder autant d’importance à la santé psychologique de nos travailleurs.
Les employés qui sont investis dans leur travail sont plus susceptibles de profiter d’une bonne santé mentale et physique, d’être passionnés et émotionnellement engagés envers leur travail et leur employeur. De plus, les statistiques démontrent qu’un milieu de travail positif entraîne une réduction du taux d’absentéisme, du niveau de stress, des blessures et des maladies, et ce, tout en présentant un taux de satisfaction accru au travail et un meilleur moral.
Selon la Commission de la santé mentale du Canada, chaque année, environ un Canadien sur cinq devra composer avec un trouble de santé mentale ou une maladie mentale pouvant être diagnostiqué. Il s’agit d’une situation généralisée, et personne ne doit être tenu à l’écart lorsqu’il est question de mieux‑être mental. Il faut considérer les solutions axées sur la prévention tant d’un point de vue global qu’individuel, en favorisant une stratégie en milieu de travail qui s’adresse aux personnes de tous âges, appuie les personnes à risque, intervient de façon précoce, tient compte du style de vie et du milieu social, et enfin aide toutes les personnes touchées à progresser vers leur rétablissement.
Répondre aux exigences relatives à un milieu de travail psychologiquement sain demande un engagement ainsi que de nouvelles capacités au sein d’une organisation, et c’est la raison pour laquelle le mieux-être global des travailleurs est le point de mire de notre IVe Forum, une conférence nationale qui se tiendra en octobre prochain. Pour tous les participants, il s’agit de l’occasion idéale pour collaborer à des approches intégrées et exhaustives à l’égard de la santé et du mieux-être globaux au travail. Il existe un lien entre les aspects mental, physique et psychosocial, dans les milieux de travail comme hors du travail. Parmi les sujets clés qui seront abordés figurent la santé mentale, les facteurs psychosociaux au travail, les troubles musculo-squelettiques, le harcèlement et l’intimidation, de même que la santé et la sécurité intégrées au milieu de travail.
Au CCHST, nous avons récemment diffusé à notre personnel les résultats de notre sondage relatif à l’engagement des employés. Notre pointage global en matière de bien-être émotionnel, calculé d’après nos réponses à des questions portant sur l’énergie mentale et l’énergie physique, la concentration, l’estime de soi, la maîtrise de soi, le style de vie, l’humeur et la capacité de fonctionner, nous positionne dans la tranche supérieure, qui représente 20 % de toutes les organisations évaluées, et parmi les premiers au sein du gouvernement et des organisations à but non lucratif. Le CCHST a obtenu un pointage élevé pour ses capacités croissantes en tant que chef de file, pour la conciliation travail-famille, pour ses valeurs et pour ses conditions de travail physiques positives.
Nous avons obtenu un excellent pointage et des commentaires positifs, mais il y a toujours place à amélioration. C’est pourquoi, au cours des six prochains mois, nous formerons des équipes d’intervention et nous formulerons des recommandations aux fins d’amélioration. En mettant de l’avant les valeurs de la santé mentale et du mieux-être au travail, nous célébrerons également nos résultats positifs et miserons sur nos points forts, tout en travaillant vers une vision claire de l’expérience de travail que nos employés veulent connaître.
Les personnes qui souhaiteraient faire une évaluation sommaire de leur propre mieux-être peuvent le faire en utilisant un outil gratuit d’auto-évaluation du mieux‑être émotionnel accessible en ligne (offert en anglais seulement).