Cette année a marqué un tournant au Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST). Nous avons cultivé des relations auprès de diverses industries, organisations de SST et institutions dans l’ensemble du pays. Nous nous sommes appuyés sur celles-ci pour en retirer des collaborations mutuellement avantageuses qui ont permis à leur tour d’offrir plus de services, d’accéder à de nouveaux marchés et d’accroître notre visibilité partout au Canada.
C’est avec beaucoup de fierté que je fais un retour sur nos réussites dans tous nos services internes. Nous avons connu un forum national très réussi qui a su mettre en lumière notre capacité de réunir des représentants d’une diversité de groupes pour discuter de solutions qui touchent tous les Canadiens. Des collaborations auprès de groupes comme CARMHA, la Commission de la santé mentale du Canada, Carex Canada, NIDMAR, VuBiz, l’Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH), l’OIT et le High Point Wellness Centre ont mené à la création de nouveaux programmes et produits qui ont fait connaître le CCHST auprès de nouveaux intervenants et augmenté la visibilité de la prévention des blessures et des maladies professionnelles dans toutes les sphères de compétence. Nous avons également endossé un rôle de chef de file dans la communication des lois et des règlements fédéraux liés au SGH, des normes liées à la santé mentale et des initiatives se rapportant aux travailleurs vulnérables, ainsi que dans l’accessibilité des programmes de SST pour les petites et moyennes entreprises et les régions éloignées.
Toutefois, notre équipe de direction et notre personnel demeurent ma plus grande source de fierté, de par leur dévouement et leur capacité à s’adapter aux changements internes en cours, de même qu’à un environnement externe en constante mouvance. Notre capacité d’adaptation et notre processus décisionnel souple définissent notre organisation et viennent appuyer toutes nos réussites.
Je vous souhaite à tous un heureux temps des Fêtes et une bonne et heureuse année.
Cette semaine, le CCHST a mené à bon terme la première phase de notre projet le plus récent en Chine. Le projet vise l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de protection juridique pour la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail des travailleurs migrants de Chongqing. Le représentant du CCHST, M. Abeytunga, a rencontré un vaste groupe de représentants des gouvernements locaux et étatiques à Chongqing. Un haut fonctionnaire officiel du gouvernement central, présent en vue d’appuyer notre projet, a affirmé que la réussite du projet était « très importante pour lui ». J’étais très heureux d’entendre ces détails rapportés par M. Abeytunga, tout comme l’étaient les représentants chinois présents, puisque cela constitue une affirmation vigoureuse du travail que nous accomplissons.
Des membres de la délégation de Chongqing rencontrent le CCHST en décembre. .
Plusieurs facteurs ont mené à notre collaboration auprès du gouvernement chinois sur ce projet. Tout d’abord, en 2012, le Conseil d’État a adopté une règlementation spéciale exigeant que les employeurs prennent les mesures de prévention nécessaires contre le harcèlement sexuel. Cette décision marque un changement de l’orientation de la règlementation chinoise sur le travail en matière de SST, pour passer d’une perspective de protection de la santé physique, à une perspective de protection de la santé mentale. Ensuite, il y a près de neuf millions de travailleurs migrants dans la municipalité de Chongqing, et ceux-ci constituent une partie intégrante de la population active de la ville de Chongqing. Malheureusement, une série de suicides parmi les travailleurs migrants d’une fonderie de Shenzhen, en 2010, a mis en lumière l’importance de se pencher sur les problèmes de santé mentale au sein de la nouvelle génération de travailleurs migrants afin de prévenir d’autres tragédies semblables.
La violence en milieu de travail, le harcèlement et l’intimidation, les pressions pour faire de longues heures de travail ainsi que le comportement irrespectueux à l’endroit des travailleurs influent tous sur la santé mentale des travailleurs migrants. Il est impératif d’établir une règlementation locale pour veiller à ce que les employeurs favorisent et protègent la santé mentale des travailleurs migrants, afin que nous puissions améliorer leur santé et leur sécurité globales au travail.
Je suis actuellement à la 50e assemblée annuelle des centres collaborateurs de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le CCHST est l’un de ces centres collaborateurs, parmi les 60 pays membres représentés ici.
Steve Horvath, à l’extrême droite, préside la réunion.
J’ai présidé l’assemblée en commençant par un résumé des initiatives et des discussions de la dernière année.
Une reconnaissance fondamentale s’est opérée quant à l’effet de l’évolution des technologies et du milieu sur la structure et la stratégie du réseau de collaboration au sein de l’OIT. J’ai présenté à l’OIT les commentaires des centres collaborateurs reçus à ce jour en ce qui concerne la nouvelle orientation de la stratégie de l’OIT en matière de systèmes, de programmes et de produits de santé et de sécurité au travail.
Je souscris au cadre de travail d’un réseau de centres collaborateurs – mais celui-ci doit pouvoir s’adapter et réagir aux réalités actuelles. Nous devons réorienter nos priorités régulièrement et nous demander si nous sommes efficaces à titre d’organisation dans nos initiatives et si nous sommes en mesure de montrer les progrès réalisés. Dans ce contexte, le CCHST s’engage à travailler au sein du réseau vers une approche axée sur les besoins, et à soutenir la mobilisation de l’expertise et des produits disponibles.
Dès le début de la deuxième journée de réunions du réseau de l’OIT, j’ai été élu président du groupe sur les outils de partage de l’information et des connaissances.
Les discussions sont toujours très animées en ce qui concerne les occasions d’échanger sur des solutions et des ressources établies. Ce dialogue met en lumière les différences marquées entre les pays développés et les pays en développement, mais, de mon point de vue, le principal enjeu tient au fait de la grande similitude des difficultés d’un pays à l’autre. Tout le monde connaît des problèmes liés à la diminution des ressources, à l’accroissement des besoins, à l’accès aux petites et aux moyennes entreprises (PME) et à la formation des travailleurs migrants vulnérables – pour n’en nommer que quelques-uns.
En raison du nouvel environnement de collaboration et d’échange d’expertise, il devient impératif de s’assurer d’atteindre nos objectifs communs. Les réseaux doivent être axés sur un programme de relations réciproques, dans le cadre duquel les ressources sont partagées librement, pour le bien de tous.
Je suis très heureux à l’idée de travailler en collaboration avec ces réseaux en vue de relever les défis qui se pointent à l’horizon.
Vingt-six pays étaient représentés lors de la réunion qui s’est tenue la semaine dernière, au centre de formation de l’OIT de Turin, sur le thème de la SST et de l’éducation (Mainstreaming OSH into Schools: Towards a Culture of Prevention). C’est en passant en revue l’événement qu’il m’est apparu évident que les ressources et l’expertise du Canada étaient très recherchées par d’autres régions du monde. Dans certains cas, il s’agit de pays en développement qui souhaitaient obtenir de l’aide pour le lancement d’initiatives destinées à répondre aux besoins en matière d’enseignement de la SST aux étudiants avant leur intégration sur le marché du travail. Un certain nombre d’entre eux présentent également des problèmes en lien avec le travail des enfants, une économie parallèle active, et le nombre croissant de jeunes en situations de travail précaires, ce qui rend la formation et l’application difficiles.
Outre son appui, le CCHST a également des ressources à offrir. Nos programmes, nos sites Web et nos bases de données sont facilement accessibles. Cependant, en écoutant bien, j’ai pu constater l’existence d’un réel besoin de leadership et d’encadrement, exprimé par des institutions et des pays qui profitent d’une réglementation, de normes, de procédures et de ressources documentaires bien établies. Le CCHST a beaucoup à offrir quant à la promotion de l’intégration de la SST aux programmes d’éducation.
J’ai discuté des possibilités de collaboration avec des éducateurs qui en étaient aux premiers stades de l’élaboration de programmes. Il a également été question de la nécessité de comprendre leurs processus pour arriver à une intégration harmonieuse à l’intérieur des plans de leçon des enseignants, plutôt que de choisir un programme distinct qui exigerait de consacrer du temps à l’extérieur de leurs objectifs mesurés en matière d’éducation.
Nous avons, ici au Canada, des exemples de réussite. Parmi ces exemples figure l’un de ceux présentés par Sue Boychuk : le programme du ministère du Travail de l’Ontario Travailleur avisé, travailleur en santé! Dans le cadre de ce programme, les résultats obtenus sur une période de 10 ans auprès des jeunes en matière de baisse du taux de blessures sont spectaculaires (une baisse de 67 %).
J’ai également offert mon appui au concept de programme de mentorat entre les pays développés et les pays en développement. Nos ressources et notre matériel d’apprentissage peuvent être utiles et tracer la voie à suivre, de façon beaucoup plus directe.
Nous sommes heureux d’avoir pu accueillir Israel Shreibman, directeur de l’Israel Institute for Occupational Safety and Hygiene (IIOSH), la semaine dernière. M. Shriebman visitait le CCHST dans le but d’examiner notre fonctionnement pour mieux comprendre les difficultés auxquelles notre organisation doit faire face et les moyens utilisés pour les surmonter. Au même moment, ce fut l’occasion pour moi de connaître quelques-unes des solutions uniques adoptées par l’IIOSH pour ses travailleurs. Parmi les sujets d’intérêt particulier vers lesquels nos discussions se sont orientées figurent nos programmes à l’intention des travailleurs agricoles et des travailleurs immigrants, et la portée de la formation dans les petites entreprises.
Aussi unique que puisse sembler le Moyen-Orient à nos yeux, les défis du domaine de la santé et de la sécurité au travail y sont remarquablement semblables aux nôtres. Il est donc particulièrement avantageux pour le CCHST de connaître une autre perspective quant à nos problèmes communs et d’apprendre de nouveaux moyens pour y remédier. En outre, chaque organisation possède ses propres champs d’expertise, et une entente a été conclue pour appuyer les initiatives de chacun et chercher les occasions de collaborer sur des projets futurs pour éviter les répétitions.
J’ai récemment eu l’occasion de discuter avec le professeur Obi Ejim, recteur de l’Université Renaissance au Nigéria, au sujet de l’établissement d’un programme universitaire de premier cycle et d’une faculté de la santé et de la sécurité au travail. Au Nigéria, et en Afrique subsaharienne en général, les besoins sont criants. C’est pourquoi le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) est fier d’appuyer de telles initiatives qui auront une incidence positive dans cette région du monde. Au cours de notre rencontre, nous avons établi un protocole d’entente visant la collaboration avec l’université en vue d’appuyer la création d’une faculté vouée à l’amélioration de l’environnement de travail dans la région.
Pour aider les étudiants à tirer profit du vaste réseau d’information et de ressources du CCHST, nous avons créé pour eux un Programme d’adhésion, qu’ils soient inscrits à plein temps ou à temps partiel. Le CCHST offre également des bourses d’études nationales, à des étudiants candidats canadiens inscrits à un cours menant à l’obtention d’un certificat, d’un diplôme ou d’un grade en santé et en sécurité au travail. Les bourses Dick Martin ont été instaurées en 2002 et la date limite de soumission des candidatures est le 31 janvier. Écoutez un balado mettant en vedette deux anciens récipiendaires de la bourse d’études.
Le CCHST s’est engagé à appuyer la prochaine génération de leaders dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail.
Notre réunion avec le Conseil des gouverneurs du CCHST qui a eu lieu la semaine dernière dans nos bureaux, à Hamilton, a été très productive et instructive. Il s’agissait de notre première réunion avec notre nouveau président, Kin Choi. Nous avons également accueilli trois nouveaux membres du Conseil : Shelly Dauphinee du Nouveau‑Brunswick, Bill Reid de l’Île‑du‑Prince‑Édouard et Shelley Rowan de la Nouvelle‑Écosse. C’est avec regret que nous avons salué le départ de trois de nos membres dévoués de longue date : Jean Dalton de Arcelor Mittal; Stuart MacLean de la Nouvelle‑Écosse et Nancy Hutchinson de l’OFL, qui ont effectué deux mandats chacun au sein de notre Conseil. Leurs contributions au succès de notre organisation sont grandement appréciées et ils nous manqueront beaucoup.
Cette réunion est l’occasion pour le CCHST de « se mettre en valeur », de présenter les réalisations de notre organisation et d’examiner les défis qui nous attendent. C’est l’occasion de s’ouvrir vers l’extérieur, de parler de notre avenir et de partager nos visions dans le cadre d’un forum de discussion portant sur des perspectives différentes, mais des buts communs.
Il s’agit là également d’écouter, de comprendre les changements entrepris par les provinces, l’industrie et les travailleurs, et la façon dont ceux-ci façonneront notre environnement. Je crois que le rôle du CCHST est de transformer les défis que ces derniers doivent relever en possibilités qui s’offrent à nous.
Au cours d’un tour de table, nous avons relevé également un certain nombre d’initiatives dans les provinces et avons échangé sur les pratiques exemplaires, dont tous tireront parti.
Le CCHST est privilégié de pouvoir puiser dans un tel réservoir de connaissances. J’ai la conviction que notre organisation est vouée à un avenir prometteur.
Au retour d’une marche à l’extérieur sur l’heure du midi, j’ai réalisé que nous sommes nombreux à ne pas ajuster notre routine quotidienne en fonction des températures extrêmement chaudes et humides auxquelles nous pouvons être confrontés pendant l’été. Le stress thermique peut avoir des conséquences importantes sur notre santé, particulièrement lorsqu’on tient compte de facteurs comme les problèmes de santé sous‑jacents, l’obésité, l’âge et la condition physique.
Déterminés à conserver notre routine et nos horaires, nous prenons peu souvent le temps de nous arrêter pour penser aux effets des environnements extrêmes sur notre corps. En été, lorsqu’il fait chaud, nous ne devons pas oublier de nous hydrater et de prendre régulièrement des pauses à l’abri de la chaleur au cours de la journée. Habituellement, lorsqu’on attend d’avoir soif ou qu’il soit temps de prendre notre prochaine pause, il est déjà trop tard! La chaleur oblige notre corps à accroître son activité physiologique pour conserver une température normale. C’est pourquoi il est important de bien s’hydrater, ce qui évite à notre corps d’avoir à compenser de grandes variations de ses réserves liquidiennes. C’est un peu comme si, lors d’un marathon, un coureur buvait de l’eau à intervalles réguliers tandis qu’un autre n’en buvait la même quantité totale qu’à la fin de la course…
Des pauses périodiques et une grande consommation de liquides sont nécessaires pour éviter le stress thermique, et ce, particulièrement pour ceux qui travaillent à l’extérieur. De plus, il est primordial que nous apprenions tous à reconnaître les premiers signes du stress thermique afin de pouvoir venir en aide à nos collègues et éviter des situations potentiellement dangereuses.
Je vous encourage à consulter les ressources suivantes du CCHST, qui traitent des effets de la chaleur excessive sur la santé.
En plus d’assister aux séances qui portaient sur l’établissement des normes nationales lors du Congrès annuel et de la réunion du comité de la CSA, j’ai eu l’occasion dimanche soir de partager un repas avec les deux coprésidents du comité technique sur la santé en milieu de travail, le comité qui établit les normes nationales relatives à la santé mentale dont nous avons tous discuté.
Il était très stimulant d’entendre le discours de Mary Anne Baynton et de Roger Bertrand ainsi que de connaître leurs idées concernant le processus et les buts associés aux nouvelles normes en matière de santé psychologique. Nous partageons une vision commune, et il en est ressorti un réel engagement envers la résolution des problèmes liés à ce domaine complexe. Le CCHST peut certainement jouer un rôle actif dans la promotion des normes et de l’outil d’évaluation en ligne « Protégeons la santé mentale au travail » pour venir en aide aux organisations dans la mise en œuvre d’un programme visant le maintien d’un milieu de travail sain.
Lundi, j’ai également eu la possibilité de m’entretenir avec Bonnie Rose, présidente de la CSA, pour discuter des intérêts mutuels et des domaines de collaboration du CCHST et de la CSA. Nos objectifs respectifs se complètent, et en travaillant ensemble, nous pourrons créer des synergies entre nous.
M. Abeytunga (8e à partir de la gauche) lors de la cérémonie de remise des prix de l’APEX, qui se tenait au Centre national des arts d’Ottawa, le 28 mai.
Lundi soir, j’ai eu le plaisir de représenter le CCHST à l’occasion du gala de remise de prix de l’Association professionnelle des cadres supérieurs de la fonction publique du Canada (APEX). Le prix de l’APEX est le plus grand honneur accordé à un cadre de la fonction publique fédérale en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au Canada. C’est avec beaucoup de fierté que j’ai assisté à la cérémonie durant laquelle l’APEX soulignait le travail de notre M. Abeytunga en lui remettant le Prix d’excellence de l’APEX pour contribution pendant une carrière. Il était particulièrement réjouissant d’y assister puisqu’il n’était pas question de reconnaître une réussite ponctuelle, mais bien de souligner ses 32 années de carrière, au cours desquelles il a contribué, tant à l’échelle nationale qu’internationale, à l’avancement de la santé et de la sécurité ainsi qu’à la croissance du CCHST à titre de centre d’excellence mondial pour la prévention des blessures et des maladies professionnelles. Félicitations, M. Abeytunga! À mon avis, personne d’autre ne méritait autant ce prix.